Quelle nacelle choisir pour l’élagage ?

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    Pour des travaux d’élagage, le choix d’une nacelle élévatrice dépend surtout de la hauteur des arbres, du déport nécessaire, de la nature du terrain et de l’accès jusqu’à la zone de travail.

    Contrairement à des travaux réalisés dans un entrepôt ou sur une façade dégagée, l’élagage nécessite rarement une simple élévation verticale. Les branches, le tronc, les clôtures ou encore les massifs obligent souvent l’opérateur à travailler en déport.

    Dans de nombreux cas, les nacelles articulées et les nacelles sur chenilles sont donc les solutions les plus pertinentes. La nacelle chenillée, parfois appelée nacelle araignée selon son architecture, est notamment appréciée pour les terrains naturels ou les accès difficiles.

    Pourquoi une nacelle à ciseaux est rarement idéale pour l’élagage ?

    Une nacelle à ciseaux monte essentiellement à la verticale. Elle offre une plateforme importante et une capacité élevée, mais pratiquement aucun véritable déport horizontal. Haulotte rappelle d’ailleurs que cette architecture est destinée aux tâches ne nécessitant pas de déport.

    Prenons un arbre de 10 mètres.

    Une ciseaux de 12 mètres possède largement assez de hauteur. Pourtant, si le tronc ou les premières branches empêchent de placer la machine directement sous la partie à couper, l’opérateur ne pourra pas atteindre correctement sa zone de travail.

    Une articulée de hauteur équivalente peut être beaucoup plus efficace puisqu’elle permet de contourner l’obstacle.

    Pour l’élagage, le déport peut donc être aussi important que la hauteur maximale.

    La nacelle sur chenilles : particulièrement intéressante dans les jardins

    Un arbre se trouve rarement au milieu d’une dalle en béton parfaitement accessible.

    Il peut être derrière une maison, au fond d’un jardin, sur une pelouse ou dans une zone présentant des passages étroits.

    C’est là que la nacelle sur chenilles devient particulièrement intéressante.

    Les chenilles sont adaptées à certains terrains naturels et difficiles, tandis que le gabarit compact de certaines machines facilite l’accès par des passages étroits. Les nacelles araignées sont justement souvent retenues pour l’élagage lorsque le terrain est accidenté, boueux ou difficilement accessible.

    Chez MNG SORARE, la gamme NCC permet d’examiner cette architecture avec différentes hauteurs, notamment des modèles de 6, 8, 12, 14 et 16 mètres actuellement présentés par le fabricant.

    Pour ce type d’utilisation, vous pouvez notamment découvrir les solutions MNG SORARE disponibles chez ce revendeur de nacelles sur chenilles et comparer ensuite la hauteur et les caractéristiques de chaque modèle avec les contraintes du terrain.

    Cas concret : élaguer un arbre au fond d’un jardin

    Prenons un paysagiste devant intervenir sur un arbre d’environ 10 mètres.

    L’arbre se trouve derrière une maison. Pour l’atteindre, la machine doit traverser un passage relativement étroit puis circuler sur un terrain naturel.

    Une grande articulée sur roues peut disposer d’excellentes performances, mais son gabarit peut empêcher tout simplement d’accéder à l’arbre.

    Une nacelle sur chenilles compacte devient beaucoup plus logique.

    Il faut alors rechercher une machine capable de franchir le passage, de circuler sur le terrain concerné et surtout de travailler dans une configuration autorisée une fois arrivée à proximité de l’arbre.

    Une NCC12A MNG SORARE ou une autre nacelle chenillée d’une hauteur comparable peut alors être plus pertinente qu’une grosse automotrice.

    Le choix doit toutefois être effectué à partir des caractéristiques exactes du modèle et des conditions réelles du terrain.

    Pour les petits arbres, inutile de prendre une machine de 16 mètres

    Le surdimensionnement est particulièrement fréquent.

    Prenons un paysagiste travaillant essentiellement sur des arbres de 5 à 7 mètres.

    Une nacelle de 16 mètres lui donnera évidemment davantage de hauteur, mais elle sera également plus encombrante et généralement plus coûteuse.

    Une machine chenillée de 8 mètres, lorsque son enveloppe de travail correspond aux interventions, peut être beaucoup plus rationnelle.

    MNG SORARE propose par exemple plusieurs hauteurs dans sa gamme chenillée, ce qui permet de ne pas partir systématiquement sur les machines les plus importantes.

    La bonne méthode consiste à regarder les interventions réalisées habituellement et non le plus grand arbre rencontré une fois tous les deux ans.

    Quand choisir une nacelle articulée ?

    La nacelle articulée devient particulièrement intéressante lorsque le terrain permet à une automotrice de s’approcher correctement de l’arbre.

    Son bras articulé permet de contourner des obstacles et de travailler en déport. C’est précisément ce qui la différencie d’une ciseaux.

    Les gammes professionnelles proposent aujourd’hui des hauteurs très variées. Haulotte commercialise par exemple des articulées électriques et thermiques de 12 mètres jusqu’à plus de 20 mètres, tandis que MNG SORARE propose également une gamme étendue de nacelles automotrices articulées.

    Pour un parc, un grand jardin accessible ou l’entretien d’arbres sur un site industriel, cette architecture peut être particulièrement productive.

    Cas concret : entretien d’arbres dans un parc

    Prenons maintenant une entreprise qui entretient régulièrement les arbres d’un grand parc.

    Les chemins sont suffisamment larges pour permettre le déplacement d’une nacelle automotrice et le terrain est relativement praticable.

    Les arbres atteignent entre 12 et 15 mètres et l’opérateur doit régulièrement passer autour du tronc pour atteindre différentes branches.

    Une articulée tout-terrain autour de 16 mètres peut être beaucoup plus productive qu’une petite chenillée si les conditions permettent son utilisation.

    Une Haulotte HA16 RTJ, par exemple, appartient à cette catégorie de machines articulées de 16 mètres et offre une capacité annoncée de 230 kg.

    Chez MNG SORARE, il est également possible de rechercher une articulée correspondant à cette plage de hauteur plutôt que de reprendre systématiquement une petite machine.

    Ici, le besoin est clair : hauteur, déport et déplacements fréquents entre plusieurs arbres.

    Quand préférer une télescopique ?

    Une nacelle télescopique devient intéressante lorsqu’il faut beaucoup de portée et que le chantier est relativement dégagé.

    Son bras droit privilégie la portée horizontale et la hauteur. Haulotte présente d’ailleurs les télescopiques comme les plateformes offrant le plus grand déport de sa gamme, avec des modèles tout-terrain allant actuellement jusqu’à 43 mètres.

    Prenons une rangée de grands arbres située derrière une zone où la nacelle ne peut pas circuler.

    Si la machine peut être positionnée suffisamment loin avec un accès dégagé jusqu’aux branches, une télescopique peut devenir intéressante.

    En revanche, lorsque plusieurs obstacles doivent être contournés, une articulée est généralement plus flexible.

    Attention au terrain

    Pour l’élagage, la hauteur de l’arbre ne doit jamais être le premier et unique critère.

    Il faut examiner le terrain avant de choisir la machine.

    Une pelouse sèche et relativement plane ne présente pas les mêmes contraintes qu’une terre détrempée, une pente ou un terrain accidenté.

    Une machine lourde sur roues peut également être peu adaptée lorsque l’on souhaite limiter l’impact sur certains espaces paysagers.

    Les chenilles deviennent alors intéressantes, mais elles ne permettent pas pour autant de travailler n’importe où.

    Il faut toujours vérifier la stabilité et la portance du sol ainsi que les limites prévues par le constructeur.

    Et sur un terrain en pente ?

    Une nacelle capable de se déplacer sur une pente n’est pas nécessairement autorisée à travailler en hauteur avec son châssis dans la même inclinaison.

    Cette distinction est essentielle.

    Pour une machine équipée de stabilisateurs, ceux-ci doivent être utilisés conformément aux prescriptions du constructeur. Le sol doit également être suffisamment porteur pour supporter les efforts transmis.

    Il ne faut jamais improviser un calage afin de compenser une pente dépassant les caractéristiques prévues par la machine.

    Sur un jardin en pente ou un terrain particulièrement irrégulier, une nacelle chenillée correctement dimensionnée peut être intéressante, mais le choix doit toujours être validé à partir des limites du modèle exact.

    Quelle hauteur choisir pour l’élagage ?

    Il faut raisonner en hauteur de travail, et non uniquement en hauteur de plateforme.

    Pour des petits arbres, une machine autour de 8 mètres peut parfois suffire.

    Pour des arbres moyens, les catégories de 10 à 14 mètres deviennent intéressantes.

    Autour de 15 mètres et plus, il faut commencer à regarder des machines plus importantes, notamment certaines articulées ou télescopiques.

    Mais la hauteur ne suffit toujours pas.

    Prenons deux nacelles atteignant 16 mètres.

    La première possède peu de déport.

    La seconde permet d’atteindre une branche située plusieurs mètres horizontalement depuis le châssis.

    Pour l’élagage, la seconde peut être beaucoup plus utile alors que les deux fiches techniques affichent exactement la même hauteur maximale.

    Le déport horizontal est essentiel

    Avant de choisir une nacelle, il est donc utile d’estimer la distance entre l’endroit où la machine peut être positionnée et les branches à atteindre.

    C’est particulièrement important lorsque l’arbre est entouré d’une haie, d’un muret, d’une clôture ou d’un massif.

    Une nacelle articulée permet de contourner ces obstacles.

    Une télescopique privilégie davantage la portée directe.

    Une ciseaux, à l’inverse, reste essentiellement verticale.

    Il faut donc examiner le diagramme de travail du modèle envisagé plutôt que de s’arrêter au chiffre indiquant sa hauteur maximale.

    Faut-il privilégier électrique ou thermique ?

    Le choix dépend principalement du chantier.

    Pour des interventions dans des zones où le bruit doit être limité, une solution électrique peut présenter un véritable intérêt.

    Pour des travaux extérieurs intensifs, les machines thermiques tout-terrain restent également très présentes, notamment parmi les grandes articulées et télescopiques. Haulotte propose par exemple ses HA16 RTJ en thermique, tandis que sa gamme télescopique tout-terrain comprend des modèles thermiques allant de 16 à 43 mètres.

    Il faut donc regarder l’autonomie nécessaire, le terrain et la fréquence d’utilisation plutôt que d’opposer systématiquement électrique et thermique.

    Chenillée ou articulée : comment choisir ?

    La nacelle sur chenilles prend généralement l’avantage lorsque l’accès et le terrain constituent les principales difficultés.

    Elle est particulièrement intéressante pour atteindre un arbre situé derrière une maison, traverser certains passages étroits ou intervenir sur des terrains naturels compatibles avec la machine.

    L’articulée automotrice devient souvent plus productive lorsque le chantier est accessible, que plusieurs arbres doivent être traités et que la machine doit être déplacée fréquemment.

    La télescopique est à considérer lorsque la portée devient prioritaire et que les obstacles sont limités.

    La ciseaux, enfin, reste beaucoup plus marginale pour l’élagage, car son absence de véritable déport limite fortement les possibilités autour d’un arbre.

    Faut-il acheter ou louer une nacelle pour l’élagage ?

    Pour un particulier ou une entreprise réalisant seulement quelques interventions par an, la location est généralement plus simple.

    Elle permet de sélectionner une hauteur différente selon le chantier.

    Pour un paysagiste ou une entreprise d’entretien des espaces verts utilisant régulièrement une nacelle, l’achat mérite davantage d’être étudié.

    Dans ce cas, une nacelle chenillée peut présenter un intérêt important en raison de la diversité des terrains rencontrés. MNG SORARE présente d’ailleurs sa gamme de nacelles sur chenilles comme adaptée notamment aux professionnels du paysagisme.

    Il faut alors choisir la hauteur correspondant à la majorité des chantiers plutôt que d’acheter une très grande machine uniquement pour couvrir les interventions exceptionnelles.

    Quelle nacelle choisir finalement pour l’élagage ?

    Pour des petits et moyens arbres situés dans des jardins ou des zones difficiles d’accès, une nacelle sur chenilles est souvent l’une des premières architectures à examiner. Une NCC8A, NCC12A ou une autre référence MNG SORARE adaptée à la hauteur recherchée peut alors entrer dans le comparatif avec les autres nacelles araignées du marché.

    Pour des parcs, grands espaces verts ou sites facilement accessibles, une articulée tout-terrain peut être beaucoup plus productive, notamment lorsqu’il faut passer rapidement d’un arbre à l’autre.

    Pour les grandes hauteurs et les travaux demandant beaucoup de portée, une télescopique peut devenir préférable.

    Enfin, la ciseaux reste plutôt réservée aux situations particulières où l’opérateur peut travailler directement à la verticale sans devoir contourner le tronc ou les branches.

    Pour l’élagage, le meilleur choix consiste donc à rechercher la plus petite machine capable d’accéder au terrain, d’atteindre la hauteur nécessaire et surtout d’offrir le déport permettant de travailler autour de l’arbre. C’est cette combinaison entre accès, terrain, hauteur et portée qui doit guider le choix de la nacelle.